Le New York Times poursuit OpenAI et Microsoft devant la justice fédérale américaine, en les accusant d’avoir utilisé ses articles sans autorisation pour entraîner les modèles derrière ChatGPT. En janvier 2025, le tribunal devait examiner la demande des deux entreprises visant à faire rejeter tout ou partie de la plainte.
- Quoi : une action en contrefaçon de droit d’auteur intentée par le New York Times contre OpenAI et Microsoft, déposée le 27 décembre 2023 devant le tribunal fédéral de Manhattan (district sud de New York).
- Quand / qui : une audience sur les demandes de rejet (« motions to dismiss ») des deux entreprises s’est tenue le 14 janvier 2025 devant le juge Sidney Stein, qui n’a pas statué ce jour-là.
- Pourquoi ça compte : le dossier pose la question de savoir si l’entraînement d’une IA sur des articles de presse peut relever du « fair use » (usage loyal) du droit américain.
Les points :
Un combat juridique majeur sur la propriété intellectuelle #
Selon sa plainte, le New York Times reproche à OpenAI et à Microsoft, investisseur et partenaire d’OpenAI, d’avoir exploité des millions de ses articles pour entraîner leurs modèles, sans autorisation ni rémunération. Le journal affirme aussi disposer d’exemples où ChatGPT restituerait des passages de ses articles presque mot pour mot.
OpenAI, soutenu sur ce point par Microsoft, conteste toute contrefaçon. Ses avocats soutiennent que cet usage serait « transformatif » : le modèle n’aurait pas pour fonction de restituer les articles, mais d’en tirer des régularités de langage. Ils estiment que l’usage loyal (fair use) devrait couvrir l’entraînement sur des textes publiés en ligne.
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Les enjeux de l’utilisation des contenus protégés #
L’utilisation de contenus de presse dans le développement de l’intelligence artificielle soulève des questions juridiques et éthiques. La défense d’OpenAI fait valoir que l’apprentissage automatique ne reproduirait pas les contenus mais en extrairait des motifs. Le New York Times répond que des réponses quasi identiques à ses textes montreraient le contraire. Toute la question est de savoir où se situe la limite entre l’apprentissage et la violation des droits d’auteur.
Au stade de janvier 2025, le juge ne se prononçait pas encore sur le fond. Il devait seulement décider si les demandes du journal pouvaient, en tout ou partie, continuer vers la suite de la procédure. Le Daily News et le Center for Investigative Reporting, qui ont engagé des actions similaires, étaient également concernés par cette audience.
Les implications pour les médias et la technologie #
L’issue de ce procès pourrait peser sur les médias comme sur les entreprises d’IA. Si l’argument du fair use l’emportait, la pression pour négocier des licences de contenu pourrait diminuer. Si les éditeurs obtenaient gain de cause, les développeurs de modèles pourraient devoir revoir leurs pratiques de collecte et de rémunération des contenus. À la date de cet article, rien n’était tranché.
Les enjeux dépassent la seule question juridique : ils touchent à la manière dont l’information est produite, financée et réutilisée en ligne.
Pourquoi cette affaire vous concerne-t-elle ? #
Ce procès ne concerne pas que des juristes. Il touche tous ceux qui lisent, partagent ou produisent de l’information. Si des contenus pouvaient être réutilisés sans compensation, certains éditeurs estiment que la qualité et la diversité des sources pourraient en pâtir.
Plusieurs points méritent d’être suivis :
- Impact potentiel sur l’accès à l’information
- Évolution des pratiques des entreprises technologiques
- Conséquences sur la rémunération des créateurs de contenu
- Répercussions sur l’innovation dans le secteur de l’IA
- Changements possibles dans la réglementation de la propriété intellectuelle
- Plainte du New York Times déposée le 27 décembre 2023 devant le tribunal fédéral de Manhattan.
- Audience du 14 janvier 2025 devant le juge Sidney Stein sur les demandes de rejet d’OpenAI et Microsoft, sans décision immédiate.
- OpenAI invoque un usage transformatif relevant du fair use ; le journal invoque une exploitation non autorisée et des reproductions quasi littérales.


Je suis curieux de savoir si cette affaire pourrait vraiment changer la donne pour les médias. 🤔
Encore une bataille juridique ? On s’en lasse de ces histoires sans fin… 😒
C’est fou comme la technologie évolue plus vite que la loi !
OpenAI a-t-il vraiment besoin de piller le contenu pour innover ?
J’espère que le tribunal prendra en compte l’impact sur les journalistes… 🙁
Pourquoi le New York Times n’a-t-il pas prévu cela en amont ?
On dirait que les grandes entreprises se battent pour contrôler l’information. 😤
Des motifs et des informations ? Ils pourraient aussi dire « inspiration » !
Vivement un verdict pour qu’on sache sur quel pied danser !
Merci pour cet article, ça éclaire le sujet !
Il est temps que les lois s’adaptent à la réalité numérique, non ?
Est-ce que quelqu’un a déjà vu un exemple d’utilisation transformative réussie ?
Le concept d’utilisation transformative est vraiment flou, je ne suis pas convaincu…
Si OpenAI gagne, ça pourrait être une porte ouverte pour tous les autres, non ?
Je me demande si les utilisateurs finaux seront vraiment impactés… 🤷♂️
Les médias doivent s’adapter, c’est évident !
Vous pensez que les journalistes devraient être mieux protégés ?